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lundi 12 novembre 2012

Marlene DIETRICH (1901 / 1992).

Marlene Dietrich (1901 / 1992).


Marlène Dietrich (en allemand et en anglais : Marlene Dietrich), née Marie Magdalene Dietrich, est une actrice et chanteuse, née le 27 décembre 1901 à Berlin-Schöneberg, en Allemagne, naturalisée américaine à 36 ans, et décédée le 6 mai 1992 à Paris en France. Elle fut un temps la muse du cinéaste Josef von Sternberg.

Marie Magdalene Dietrich est née le 27 décembre 1901 à Berlin-Schöneberg, dans la Leberstraße (autrefois Sedanstraße). Elle est la fille cadette de Louis Erich Otto Dietrich, officier prussien, et de Wilhelmina Elisabeth Joséphine, née Felsing. Sa sœur aînée Elisabeth est née en 1900. Elle perd son père, en 1908, lorsqu'elle a 7 ans. Marlene est la contraction de Marie Magdalene.


Marlene Dietrich débute à l'écran en 1923 et, dans la seconde moitié des années 20, ses rôles croissent progressivement en importance.

En outre, elle mène parallèlement une carrière sur scène dans des pièces de théâtre et des revues musicales, qui lui apportent bientôt une certaine notoriété.

En 1929, elle est la vedette féminine des quatre films qu'elle tourne, «Ich küsse ihre hand Madame», «Das Schiff der verlorenen menschen», «Die frau nach der man sich sehnt» et «Gefahren der brautzeit».

En 1930, la sortie de «Der Blaue Engel» de Josef von Sternberg en fait une grande star.


La même année, elle quitte l'Allemagne et, sous la direction du même homme, est la vedette de «Morocco» aux Etats-Unis.
  Elle s'impose immédiatement comme une des reines de Hollywood et accède rapidement au rang de mythe.
  Sa collaboration avec le grand réalisateur se poursuit avec «Dishonored» (1931), «Shanghai Express» (1931) et «Blonde Venus» (1932).

On la voit ensuite dans «The Song of Songs» (1933) de Rouben Mamoulian avant qu'elle ne retrouve von Sternberg pour deux dernières productions «The Scarlet Empress» (1934) et «The Devil is a Woman» (1935), qui ne sont pas des succès commerciaux.
  L'actrice retrouve par après les faveurs du public grâce à «Desire» (1936), une charmante comédie de Frank Borzage.

Malheureusement, ses trois films suivants, «The Garden of Allah» (1936), «Knight Without Armour» (1937), tourné en Angleterre et «Angel» (1937) sont fraîchement accueillis.


En 1938, elle fait partie de la liste des «Poisons du box office» établie par des exploitants de salle américains.
  En 1939, le western «Destry Rides Again» la réinstalle au premier plan et est suivi par, entre autres, «Seven Sinners» (1940), «Manpower» (1941), «The Spoilers» (1942), …

Durant la guerre, elle donne des concerts pour l'armée américaine et voyage ainsi en Europe et en Afrique du Nord. Son attitude courageuse durant ces années lui vaudra plus tard la Légion d'Honneur française ainsi que la Médaille de la Liberté américaine.

Après la fin du conflit, elle revient au cinéma en France dans «Martin Roumagnac» (1946), en compagnie de son amant de l'époque, Jean Gabin, puis retourne dans l'univers hollywoodien avec «Golden Earrings» (1947) et «A Foreign Affair» (1948).
  Elle tourne ensuite deux films dans les studios britanniques, «Stage Fright» (1950) et «No Highway» (1951).


Après «Rancho Notorious» (1952), elle décide de remonter sur les planches en 1953 et devient une show-woman accomplie. On la revoit au cinéma dans «Around the World in Eighty Days» (1956), «Witness for the Prosecution» (1957) et «Touch of Evil» (1958) ainsi que dans la co-production italo-américaine «Monte Carlo» (1956).

Après «Judgment at Nuremberg» (1961), c'est à la scène qu'elle consacre le maximum de son temps.
  Elle perpétue sa légende en donnant des récitals jusqu'en 1975 et fait une dernière apparition à l'écran dans le film allemand «Schöner Gigolo, Armer Gigolo» (1978).

Ayant refusé de se laisser filmer, on n'entendra que sa voix dans «Marlene» (1984), le documentaire qui lui est consacré, réalisé par Maximilien Schell.


Elle meurt à Paris, le 6 mai 1992. La cérémonie a lieu à l'église de la Madeleine. Elle est ensuite enterrée non loin de sa mère dans le petit cimetière de Friedenau, Stubenrauchstraße à Berlin-Schöneberg.

À l'occasion du centenaire de sa naissance, le président de la République allemande Johannes Rau lui rend hommage le 28 décembre 2001 à Berlin. Or, cette cérémonie s'accompagne de révélations sur les causes de sa mort. Selon sa confidente et secrétaire Norma Bosquet, l'actrice se serait vraisemblablement suicidée dans son appartement de l'avenue Montaigne à Paris, qu'elle avait occupé les 12 dernières années de sa vie et où elle s'était éteinte en 1992 à l'âge de 90 ans. C'est elle qui aurait demandé à Norma Bosquet de lui fournir des somnifères le 6 mai 1992, jour de son décès.

Marlène Dietrich vivait cloîtrée dans son appartement depuis sa fracture du col du fémur en Australie. Elle refusait de se rendre dans un établissement (maison de retraite ou hôpital). D'après Norma Bosquet, c'est cette peur qui deux jours après avoir été victime d'une hémorragie cérébrale, l'aurait poussée à mettre un terme à sa vie.

Marlène Dietrich a toujours eu des rapports conflictuels avec son pays d'origine qu'elle avait quitté en 1930 pour faire carrière à Hollywood après le succès de L'Ange bleu de Josef von Sternberg. Farouchement opposée au nazisme, elle s'engagera contre Hitler aux côtés des alliés, acte que certains de ses compatriotes ne lui pardonneront jamais. Mais l'Ange bleu se sentait berlinoise et avait décidé de se faire inhumer dans la capitale allemande
.


Sa fille et son unique enfant, devenue par son mariage Maria Riva, a écrit une biographie remarquée sur sa mère. En 1983, le réalisateur suisse Maximilian Schell lui avait consacré un documentaire primé au festival de Cannes, intitulé Marlene, dans lequel l'actrice revient sur sa vie sans pour autant apparaître en personne.

Berlin, après l'avoir pratiquement chassée, effectue des excuses posthumes et lui dédie la place Marlene Dietrich dans le quartier moderne de la Potsdamer Platz, à proximité du Musée du Film de Berlin. De même à Paris, dans le 16e arrondissement, une petite place porte son nom.





Filmographie


Cœurs brûlés (1930).
La Scandaleuse de Berlin (1948).
Le Grand Alibi (1950).
La Soif du mal (1958).
Jugement à Nuremberg (1961).

    1919 : Im Schatten des Glücks de Jacob Fleck et Luise Fleck
    1923 : Le petit Napoléon (Der kleine Napoleon) de Georg Jacoby
    1923 : L'Homme du bord de la route (Der Mensch am Wege) de William Dieterle
    1923 : La Tragédie de l'amour (Tragödie der Liebe) de Joe May
    1924 : Der Mönch von Santarem de Lothar Mendes
    1924 : Le Saut dans la vie (Der Sprung ins Leben) de Johannes Guter
    1925 : Der Tänzer meiner Frau d'Alexander Korda
    1926 : Manon Lescaut de Arthur Robison
    1926 : Madame ne veut pas d'enfants (Madame wünscht keine Kinder) de Alexander Korda
    1927 : Une Dubarry moderne (Eine Dubarry von heute) de Alexander Korda
    1927 : Le Baron imaginaire (Der Juxbaron) de Willi Wolff
    1927 : Tête haute, Charly! (Kopf hoch, Charly!) de Willi Wolff
    1927 : Son plus grand bluff (Sein größter Bluff) de Henrik Galeen et Harry Piel
    1927 : Trois Nuits d'amour (Café Elektric) de Gustav Ucicky
    1928 : Princesse Olala (Prinzessin Olala) de Robert Land
    1929 : Dangereuses fiançailles (Gefahren der Brautzeit) de Fred Sauer
    1929 : Je baise votre main, Madame (Ich küsse Ihre Hand, Madame) de Robert Land
    1929 : L'Énigme (Die Frau, nach der man sich sehnt,) de Curtis Bernhardt
    1929 : Le Navire des hommes perdus (Das, Schiff der verlorenen Menschen) de Maurice Tourneur
    1929 : L'Ange bleu (Der Blaue Engel) de Josef von Sternberg
    1930 : Cœurs brûlés (Morocco) de Josef von Sternberg avec Gary Cooper
    1931 : Agent X 27 (Dishonored) de Josef von Sternberg
    1932 : Shanghaï Express de Josef von Sternberg
    1932 : Blonde Vénus de Josef von Sternberg avec Cary Grant
    1933 : Le Cantique des cantiques (Song of songs) de Rouben Mamoulian
    1934 : L'Impératrice rouge (The Scarlet Empress) de Josef von Sternberg
    1935 : La Femme et le Pantin (The Devil is a Woman) de Josef von Sternberg
    1936 : I Loved a Soldier de Henry Hathaway
    1936 : Désir (Desire) d'Ernst Lubitsch et Frank Borzage avec Gary Cooper
    1936 : Le Jardin d'Allah (The Garden of Allah) de Richard Boleslawski avec Charles Boyer
    1937 : Le Chevalier sans armure (Knight without armour) de Jacques Feyder
    1937 : Ange (Angel) d'Ernst Lubitsch
    1939 : Femme ou démon (Destry rides again) de George Marshall avec James Stewart
    1940 : La Maison des sept péchés (Seven Sinners) de Tay Garnett avec John Wayne
    1941 : La Belle Ensorceleuse (The Flame of New Orleans) de René Clair
    1941 : L'Entraîneuse fatale (Manpower) de Raoul Walsh
    1942 : Madame veut un bébé (The Lady is willing) de Mitchell Leisen
    1942 : Les Écumeurs (The Spoilers) de Ray Enright avec John Wayne
    1942 : La Fièvre de l'or noir (Pittsburgh) de Lewis Seiler avec John Wayne
    1944 : Kismet de William Dieterle
    1944 : Hollywood Parade (Follow the boys) de A. Edward Sutherland
    1946 : Martin Roumagnac de Georges Lacombe avec Jean Gabin
    1947 : Les Anneaux d'or (Golden Earrings) de Mitchell Leisen avec Ray Milland
    1948 : La Scandaleuse de Berlin (A Foreign Affair) de Billy Wilder avec Jean Arthur
    1949 : L'Ange de la haine (Jigsaw) de Fletcher Markle (apparition)
    1950 : Le Grand Alibi (Stage Fright) d'Alfred Hitchcock avec Jane Wyman
    1951 : Le Voyage fantastique (No highway in the sky) d'Henry Koster avec James Stewart
    1952 : L'Ange des maudits (Rancho Notorious) de Fritz Lang avec Mel Ferrer
    1956 : Le Tour du monde en quatre-vingts jours (Around the World in Eighty Days) de Michael Anderson, avec David Niven, Charles Boyer, etc.
    1957 : Une histoire de Monte Carlo (The Monte Carlo Story) de Samuel A. Taylor, avec Vittorio De Sica
    1957 : Témoin à charge (Witness for the Prosecution) de Billy Wilder avec Charles Laughton et Tyrone Power
    1958 : La Soif du mal (Touch of Evil) d'Orson Welles avec Charlton Heston et Janet Leigh
    1961 : Jugement à Nuremberg (Nuremberg) de Stanley Kramer avec Spencer Tracy et Burt Lancaster
    1964 : Deux têtes folles (Paris when it sizzles) de Richard Quine (apparition) avec Audrey Hepburn et William Holden
    1978 : C'est mon gigolo (Schöner Gigolo, armer Gigolo) de David Hemmings avec David Bowie.


Voir plus d'informations de l'actrice sur : http://marlene-dietrichcollection.blogspot.fr/

Sur mon Forum : http://lesetoilesfilantes.forumactif.fr/

Sources : Wikipédia, Documents personnels, images glânées sur le net, Marlène Pilaete, Youtube.

2 commentaires:

  1. Marlene ne méritait pas d'être "poison du box office". La Paramount obligeait les exploitants qui voulaient un film de Marlene à acheter des films très moyens, presque des séries B avec des acteurs peu attractifs. . Il fallait que le film de Marlene soit un succès pour que le "lot" fût rentable...
    En outre, la presse de Randolph Hearst s'est acharnée sur Marlene, Greta et Katharine, trop libres à son goût.

    Merci beaucoup pour ce bel hommage à mon actrice favorite, une très grande dame.

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    1. Oui tout comme Greta Garbo et mal comprises , dommage je trouve.

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